Cérémonie des vœux UPEC

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Cérémonie des vœux à l’UPEC, 16 janvier 2018

Ce soir, j’ai prononcé le discours suivant à la cérémonie des vœux de l’UPEC :

Mesdames, Messieurs, Chères collègues, Chers collègues,

C’est avec une émotion particulière que j’ouvre cette cérémonie de vœux. Comme vous le savez, il y a maintenant bientôt deux mois, le 24 novembre dernier, nous apprenions la démission de notre Président Olivier Montagne pour des raisons de santé. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai été extrêmement peiné par cette nouvelle. Olivier Montagne est un homme de convictions, d’engagement, aux valeurs profondément humaines, que chacun ici, personnels comme étudiants, a pu apprécier au cours de son mandat.

Avec l’ensemble de l’équipe présidentielle qui l’a épaulé, il a toujours eu pour objectif de défendre l’UPEC et ceux qui y travaillent et y étudient, d’en promouvoir la singularité comme une force, et de porter des projets résolument tournés vers l’avenir. Olivier nous manquera beaucoup et je profite de cette cérémonie pour lui dire tout le plaisir et la fierté que j’ai eus à travailler à ses côtés, et lui souhaiter un prompt rétablissement.

Vous le savez, la situation qui est actuellement la nôtre est transitoire. En effet, comme le prévoient les statuts de l’UPEC, j’ai, en tant que VP CA, la charge d’assurer l’intérim dans l’attente de l’élection d’un nouveau président ou d’une nouvelle présidente. Si cette situation permet à l’université de continuer à fonctionner et aux affaires courantes d’être normalement traités, elle empêche l’impulsion de nouveaux projets et n’a donc pas vocation à durer. C’est dans ce souci d’efficacité que nous avions souhaité organiser des élections le plus rapidement possible et que la date du 22 décembre avait été retenue.

Avec la majorité de l’équipe présidentielle, dans un esprit de responsabilité, nous avions décidé de présenter la candidature que j’ai portée. Il nous semblait en effet important, dans cette période charnière à bien des égards, de continuer à mettre au service de l’UPEC notre expérience et notre maîtrise des dossiers en cours et à venir, tels que la mise en œuvre du Plan étudiant et l’évaluation par l’HCERES.

Le message du Conseil d’administration du 22 décembre a été sans équivoque dès le premier tour, avec le souhait d’un changement. C’est pourquoi nous avons choisi de retirer notre candidature afin qu’un autre candidat puisse tenter de rassembler les 17 voix nécessaires à son élection. Cela n’a malheureusement pas été le cas. J’espère, et c’est le premier vœu que je formule pour 2018 en ce début d’année, que le prochain Conseil d’administration qui se tiendra vendredi pour procéder à un nouveau vote permettra de donner à notre université un nouveau président ou une nouvelle présidente qui pourra s’emparer pleinement de ces enjeux.

Je profite donc de l’occasion qui m’est donnée pour remercier très chaleureusement l’ensemble des membres de l’équipe présidentielle pour leur soutien sans faille et leur implication totale au service de l’UPEC. Je remercie également l’ensemble des personnels de l’UPEC avec lesquels j’ai, notamment en ma qualité de VP CA, beaucoup œuvré, pour leur sens exemplaire du service public. J’ai pu au quotidien me rendre compte à quel point vous êtes engagés dans le bon fonctionnement de notre université. Un grand merci à toutes et à tous !

Je ne sais pas si vous connaissez, mais les « escape games » sont à la mode en ce moment. Une autre tendance actuelle est l’utilisation de casque de réalité virtuelle. Je rêvais l’autre jour, et j’avais l’impression d’accomplir une mission dans un « escape game » avec un casque de réalité virtuelle. Je me retrouvais enfermé dans une pièce avec une douzaine de collaborateurs et nous avions un certain nombre de problèmes à résoudre : construire une campagne d’emplois, faire voter un budget mais le CA ne voulait pas, négocier des postes. En fait, ce n’était pas un rêve, c’était la réalité ! Les possibilités avec les casques de réalité virtuelle sont très nombreuses. Imaginez de prendre virtuellement un bain de soleil sur la dalle rénovée alors qu’il est en train de pleuvoir ou bien de pouvoir discuter avec un collègue à côté de vous alors qu’il est ailleurs. Il est important pour une université comme la nôtre d’être en phase avec les technologies actuelles. On peut même essayer de les anticiper avec la recherche.

Depuis 20 mois, nous avons mené une politique ambitieuse de soutien à la recherche en accompagnant les chercheurs dans le montage de projets scientifiques de haut niveau, en maintenant la politique de soutien aux investissements recherche, en apportant un soutien financier aux laboratoires grâce à des dotations de fonctionnement équilibrées et élaborées dans la transparence, et en menant une campagne d’emploi visant à maintenir les capacités de recherche de nos laboratoires.

Cette politique a abouti à des succès, notamment dans le cadre des domaines d’intérêt majeur (DIM) de la Région, et plus récemment, de l’appel du Président de la République « Make Our Planet Great Again », qui confirment que l’UPEC est une université de recherche de haut niveau, attractive et visible au niveau national et à l’international.

S’agissant de la COMUE et de ses membres, que je tiens à saluer (j’en vois quelques-uns ici), nous avons toujours maintenu l’idée que le pôle « Santé – Société » devait être élargi aux sciences de l’environnement qui sont indissociables des questions de santé publique, l’environnement pouvant alors faire le lien entre le pôle « Santé – Société » et le pôle « Ville ». L’UPEC doit continuer à s’inscrire dans les deux pôles de la COMUE et leur interface, et à animer avec ses partenaires – parmi lesquels l’ENVA et l’ANSES – le pôle « Santé – Société ».

Attractive, notre université l’est aussi pour les étudiants qui se pressent de plus en plus nombreux chaque année. Si les accueillir à moyens quasi constants peut sembler être une véritable gageure, je salue encore une fois l’exemplarité et le sens du service public dont chacun ici a fait preuve lors de la rentrée. Il faut savoir que cette année l’UPEC accueille en L1 près de 9000 étudiants. Et ce n’est pas fini !

Alors que PARCOUSUP vient d’être lancé dans le cadre du grand plan étudiant voulu par le Gouvernement, l’UPEC est aux limites de ses capacités d’accueil depuis plusieurs années et, dans les conditions actuelles, elle n’est pas en mesure d’accueillir une population plus importante. Face à ces difficultés nous ne sommes pas restés les bras croisés, bien au contraire : nous avons initié une campagne de communication, nous avons fait remonter nos difficultés auprès des tutelles, nous avons été reçus au Ministère, nous avons négocié avec le rectorat – je remercie d’ailleurs la rectrice Béatrice Gille, aujourd’hui présente, pour demander des créations de postes pour les filières en tension. Nous avons également prospecté activement depuis un an sur le plan patrimonial pour développer ses surfaces hors campus centre. Nous allons malgré tout assurer notre mission de service public.

Le « Plan étudiant » annoncé par le Gouvernement bouleverse les parcours des étudiants, de l’orientation à l’obtention du diplôme. Il est difficile de prévoir à l’heure actuelle son effet sur les stratégies d’inscriptions des élèves, d’autant que les conditions de mise en place de ce plan sont pour le moins précipitées. Notre principale préoccupation est à ce stade de le mettre en œuvre de manière équilibrée, concertée, et surtout d’accompagner les étudiants tout au long du processus avec pour principe une amélioration continue de l’orientation et de la formation. Je formule le vœu pour 2018 que la rentrée de septembre prochain puisse se dérouler dans les meilleures conditions que possible.

Dans une université, il y a des chercheurs, des enseignants, des personnels administratifs, mais surtout il y a des étudiants, il ne faut pas l’oublier. Les étudiants sont force de propositions et ils ont souvent des idées qui ne sont pas parasitées par des années de routines et de procédures administratives. Ecoutons-les !

Pour accroître encore le rayonnement de l’UPEC à l’international, nous avons également initié la structuration d’un réseau de partenaires académiques privilégiés. Ces universités, dites « universités sœurs », ont pour but de susciter le plus grand nombre possible de collaborations transversales au sein de l’UPEC et d’assurer un maximum de visibilité à notre établissement. J’espère à ce titre que le rapprochement opéré avec l’université de Sherbrooke au Canada pourra donner lieu à de nouveaux échanges et de nouveaux projets.

Au niveau du patrimoine, il y a beaucoup de projets en cours, je ne vais pas y revenir en détail. On peut citer : la maison de la santé sur le campus centre, le bâtiment des licences pro à Sénart, l’installation de l’ESPE à Sénart, le bâtiment EP3 à Mondor, la restructuration de l’UFR de Médecine à Mondor, etc. Tous ces projets sont importants pour construire l’avenir, cela avance bien.

Je n’oublie bien entendu pas nos partenaires territoriaux dont le rôle aux côtés de l’UPEC est tout à fait essentiel. Les partenariats engagés durant les 20 derniers mois se sont inscrits, dans un premier temps, dans la consolidation et le renouvellement des partenariats existants de manière à rendre l’UPEC encore plus visible dans le paysage francilien et national mais aussi l’inscrire dans une relation étroite avec le tissu socio-économique. L’ouverture de la Maison de l’Innovation et de l’Entrepreneuriat Etudiant (MIEE) en octobre 2016, et son déploiement qui a suivi, a permis de réaffirmer une démarche d’ancrage fort de l’UPEC sur son territoire en lien avec l’établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir, le Département du Val de Marne, la ville de Créteil, mais aussi le CFA Sup2000, Valophis Habitat et Residétapes, la Caisse des Dépots, la Région IdF et l’Etat. L’UPEC a souhaité s’ouvrir à tous en diffusant les connaissances en créant « les rendez-vous de la MIEE », conférences thématiques, sur les grandes problématiques sociétales et d’actualité.

Ces partenariats s’établissent aussi au bénéfice des actions du service public. C’est ainsi que naturellement l’UPEC a participé à la création du GIP de la cité des Métiers du Val de Marne. L’UPEC est aussi impliquée dans le conseil d’administration de l’école de la 2ème Chance du Val de Marne qui contribue à la réinsertion de jeunes qui ont rencontré des ruptures fortes dans leur parcours de vie et de formation.

Par ailleurs, l’UPEC a souhaité se rapprocher des territoires. C’est ainsi qu’à travers la relation avec les établissements publics territoriaux, l’UPEC est associée sur des actions liées à l’entrepreneuriat avec Grand Paris Sud Est Avenir, mais aussi avec l’EPT Grand Orly Seine Bièvre comme avec la Comue au sein du dispositif PEPITE. C’est aussi dans cette logique territoriale que se sont noués les deux nouveaux partenariats avec SUEZ d’une part et ENEDIS d’autre part. La pluridisciplinarité de l’UPEC a été ici un atout, car elle permettait de proposer à nos partenaires une vision transversale. Ils ont également été attirés par le lien entre formation et recherche.

A titre personnel, j’ai pu constater la grande diversité qu’il y a à l’UPEC. J’ai eu l’occasion ces deux dernières années de rencontrer des responsables de filières, de laboratoires, et de visiter les différents sites. A travers ces rencontres, j’ai eu la surprise un jour de découvrir les ateliers cuisine. Je savais déjà qu’il existait un département génie biologique à l’IUT Créteil Vitry, mais je ne connaissais pas l’option diététique. Je ne vous cache pas qu’à la fin de ce mandat, après deux années passées à manger des sandwiches Paul et des toasts nordiques au CROUS, je m’inscrirais bien à cet atelier cuisine afin d’adopter un régime alimentaire un peu plus diététique…

Pour ce qui concerne plus concrètement les personnels de notre université, nous avons toujours voulu mettre en œuvre une politique de ressources humaines ambitieuse et en phase avec les attentes de chacun. Avec la mise en place du RIFSEEP, nous avons voulu rendre l’UPEC plus attractive. Il reste beaucoup à faire, j’en conviens, mais c’est une première brique. Nous avons également fait de la formation des personnels une priorité. Je souhaite pour 2018 que cette politique se poursuive.

Plus récemment, nous avons aussi fait le choix d’interroger l’ensemble de nos pratiques administratives pour aller vers plus de transparence et pour simplifier des processus parfois beaucoup trop chronophage. C’était tout le sens des travaux que nous avons initiés autour du projet de parapheur électronique que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de mettre en place et qui s’inscrivait dans l’instauration plus vaste d’une vraie démarche qualité. Là aussi, j’espère que la future équipe poursuivra dans cette direction.

J’évoquerai aussi, parce que nous en sommes très fiers et qu’il s’agit, je crois, d’une nouveauté tout à fait structurante pour notre établissement, le nouveau site internet que vous avez pu découvrir cette semaine. Plus ergonomique, plus en phase avec les nouveaux usages comme ceux des téléphones et tablettes, ce nouveau site a vocation à faire rayonner l’UPEC. Un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui y ont contribué.

L’année 2018 sera marquée par l’évaluation HCERES. On peut voir cette phase comme un défi, mais je crois qu’il faut plutôt la considérer comme une opportunité. Ce sera l’occasion de faire le bilan de nos activités et de construire de nouveaux projets pour l’établissement. Je pense aujourd’hui aux nombreuses personnes qui travailleront en 2018 sur cette évaluation et je leur souhaite bien du courage.

Avant de conclure et de vous présenter mes vœux à toutes et à tous, c’est au futur président ou à la future présidente que je me permets de réserver quelques judicieux conseils. Mon premier conseil, c’est d’être à l’écoute et de prendre le temps de rencontrer les personnels et les étudiants. Dans une grosse organisation comme la nôtre, il est important de connaître les besoins du terrain et de garder le contact. Mon autre conseil, c’est que dans une période aussi compliquée, avec des enjeux qui vont fortement impacter l’UPEC, il faut privilégier l’apaisement et le consensus. C’est primordial, nous avons besoin de respect et de sérénité.

A toutes et à tous je vous souhaite une excellente année 2018. Qu’elle vous comble dans vos projets professionnels et personnels et que malgré les bouleversements annoncés, vous gardiez la même envie, celle de progresser, celle de faire progresser, et le même sens du service public.

Bonne année 2018 !

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Bonne année ! Que 2018 soit bien meilleure que 2017. Je vous présente tous mes vœux de santé et de bonheur pour cette nouvelle année !