Un nouvel espoir ?

Il y a 3 semaines, j’ai publié un article sur ce blog dans lequel j’exprimais ma déception quant au choix plutôt limité lors des prochaines élections aux conseils centraux de l’UPEC. A mon grand étonnement, cette publication a été vue par plus de 350 visiteurs ! Des collègues se sont mobilisés dans les différentes composantes de l’université afin de pouvoir offrir une troisième voie, en plus de la liste de l’équipe sortante et de la liste portée par les syndicats. Et aujourd’hui, ce qui semblait impensable il y a à peine un mois est arrivé : une troisième liste a été déposée jeudi dernier, peu avant la date limite pour le dépôt des candidatures.

La liste « Quelle gouvernance pour quelle université ? » rassemble, avant tout, des candidates et des candidats qui souhaitent une nouvelle gouvernance pour l’UPEC, avec plus de collégialité et de transparence. Le plus gros du travail reste à venir, avec une campagne électorale qui sera courte et, je l’espère, constructive, mais cette première étape du dépôt de liste constitue déjà une grande avancée, avec la participation de 48 candidates et candidats qui sont répartis sur pratiquement tous les collèges et tous les secteurs disciplinaires. Un grand merci à eux !

A mon avis, un projet n’a des chances d’aboutir qu’avec le soutien des personnes qui seront les premières concernées par sa réalisation. Pour rétablir la confiance, la future équipe qui sera élue en février prochain devra mettre l’accent sur la concertation. En cas de victoire de la liste « Quelle gouvernance pour quelle université ? », l’objectif sera de repenser ensemble l’avenir de l’UPEC.

 

 

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Journées Portes Ouvertes 2016

JPO-2016

Les prochaines Journées Portes Ouvertes auront lieu le samedi 30 janvier 2016 et le samedi 12 mars 2016, l’après-midi, dans le grand hall de l’IUT, à Fontainebleau. Si vous souhaitez vous orienter en DUT Informatique, si vous avez des questions sur le contenu du programme ou sur les débouchés, ou tout simplement si vous souhaitez visiter les locaux et discuter avec l’équipe pédagogique, des étudiants ou des diplômés, n’hésitez pas à venir nous voir !

 

 

Forum Post-Bac 2016

FPB-2016

Le prochain Forum Post-Bac aura lieu ce samedi 16 janvier 2016, de 9h à 13h, à Fontainebleau, à l’IUT. Organisé par le CIO de Fontainebleau-Avon, le forum permet aux lycéens et aux bacheliers de se renseigner sur les nombreuses formations de l’enseignement supérieur. Le Département Informatique de l’IUT sera bien sûr présent pour faire découvrir le DUT Informatique.

Des mots tactiques qui sonnent faux…

Ce matin, dans ma voiture, j’écoutais la radio et je suis tombé sur la chanson Paroles, paroles chantée par Dalida et Alain Delon au début des années 70 (une reprise de la chanson italienne originale, créée par Mina et Alberto Lupo). En redécouvrant les paroles, je me suis dit que la partie chantée par Dalida collerait assez bien, si on remplaçait la partie parlée d’Alain Delon par une lecture du projet des listes qui soutiennent la présidence de mon université. Pour mémoire, voici les paroles chantées par Dalida :

Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots
Rien que des mots

Des mots faciles, des mots fragiles
C’était trop beau

Bien trop beau

Mais c’est fini le temps des rêves
Les souvenirs se fanent aussi quand on les oublie

Caramels, bonbons et chocolats

Merci, pas pour moi
Mais tu peux bien les offrir à une autre qui aime le vent et le parfum des roses
Moi, les mots tendres enrobés de douceur se posent sur ma bouche mais jamais sur mon cœur

Parole, parole, parole

Parole, parole, parole

Parole, parole, parole

Parole, parole, parole, parole, parole
encore des paroles que tu sèmes au vent

Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots

Rien que des mots

Des mots magiques, des mots tactiques
qui sonnent faux

Oui, tellement faux

Rien ne t’arrête quand tu commences
Si tu savais comme j’ai envie d’un peu de silence

Caramels, bonbons et chocolats

Merci, pas pour moi
Mais tu peux bien les offrir à une autre qui aime les étoiles sur les dunes
Moi, les mots tendres enrobés de douceur se posent sur ma bouche mais jamais sur mon cœur

Parole, parole, parole

Parole, parole, parole

Parole, parole, parole

Parole, parole, parole, parole, parole
encore des paroles que tu sèmes au vent

 

Bien sûr, le contexte est différent (« caramels, bonbons et chocolats »), mais le message est le même : la présidence sortante présente une vision positive de ce qui s’est passée, mais dans les faits, son bilan est très décevant par rapport à ce qui avait été annoncé dans le projet de 2012. Pour reprendre les paroles de Dalida, « des mots magiques, des mots tactiques, qui sonnent faux. Oui, tellement faux ».

 

Un chantier loin d’être clos

Tout d’abord, un grand merci aux nombreux visiteurs de mon blog. Mon article sur les prochaines élections et le projet de fusion UPEC a été vu par plus de 120 visiteurs en 3 jours ! Comme quoi, ce sujet semble en intéresser plus d’un. N’hésitez pas à laisser des commentaires.

On m’a signalé que le blog des listes de la présidence venait d’être mis en ligne. En parcourant le bilan présenté (la version longue, au format PDF), je n’ai pu m’empêcher de rire lorsque j’ai lu le passage sur les services numériques (page 14) : « Si  la  qualité des services  numériques  est  donc  bien  montée  en puissance  ces dernières  années, le chantier  est  loin  d’être  clos. Les  personnels  et  les étudiants  sont,  et  à  juste  titre,  exigeants.  Les transformations rapides des usages,  aussi  bien  en  enseignement qu’en  recherche,  impliqueront de continuer  à  développer  les compétences  et  les  moyens  nécessaires. »

Petite analyse de texte :

  • Première phrase : je n’ai pas constaté cette « montée en puissance » ces 4 dernières années, bien au contraire, j’ai plutôt dénoncé de mauvais choix stratégiques en matière de produits et d’architecture de la part de la DSI… Mais que je sois rassuré, le « chantier est loin d’être clos » !
  • Deuxième phrase : cela doit probablement s’adresser aux déçus comme moi, je suis exigeant « à juste titre ». On m’a pourtant toujours répondu jusqu’à présent que j’en demandais trop…
  • Troisième phrase : on ne peut être que d’accord avec ce constat, mais il est hélas trop tard, les solutions ont été choisies avant d’analyser les besoins auprès des utilisateurs. Ils ont pris le problème à l’envers !
Je ne me permettrais pas de juger le reste du bilan, mais quand je vois ce qui est dit dans un domaine que je connais bien, cela me laisse dubitatif sur le reste…

Le dilemme de ce début d’année à l’UPEC

Dans un mois, le jeudi 4 février 2016, les personnels et usagers de l’UPEC voteront pour désigner leurs représentants aux conseils centraux de l’université. Avec en toile de fond le projet de fusion entre l’UPEC et l’UPEM, le choix pour les personnels va vraisemblablement se résumer entre d’une part, les listes qui soutiennent l’actuelle présidence, et d’autre part, les listes soutenues par les syndicats comme SNESUP-FSU.

Je ne vous cache pas que ce choix me semble un peu restreint. Le bilan de l’actuelle présidence est décevant. Leur projet en 2012 était pourtant prometteur, je l’avais même soutenu à l’époque, mais le manque de concertation avec les enseignants-chercheurs et les personnels administratifs a donné lieu à de mauvais choix stratégiques et à de nombreuses erreurs de communication. Par exemple, dans un domaine que je connais bien, l’informatique, j’ai été très déçu par les décisions concernant la DSI, avec une absence de discussion en amont sur les réels besoins des utilisateurs. Comment choisir alors un outil adapté dans ces conditions ? Hélas, ce manque de concertation n’est pas propre à ce dossier, et se retrouve aussi sur d’autres sujets importants. Il suffit de voir les problèmes récurrents de dialogue centre-composantes, notamment en termes de dotations financières. Quant à la gestion des ressources humaines, l’installation d’un système de « badgeuse » me semble être la preuve évidente d’un manque de confiance envers les personnels et les chefs de service.

L’alternative ne semble pas être plus attractive. Au lieu d’être force de propositions, l’opposition n’est pas constructive. Je me souviens encore des blocages sur le budget à l’époque de la présidence de Simone Bonnafous. Et pourtant, sur certains sujets, les élus des listes d’opposition pointent de vrais problèmes, mais ils n’apportent pas de solutions raisonnables. Quelle université n’aimerait pas pouvoir augmenter le nombre de personnels, diminuer les contraintes et augmenter les primes ? Mais à quel prix ? Faute d’une gestion rigoureuse de leurs ressources, certaines universités en paient le prix fort aujourd’hui…

Face à ce choix, qui se limite à deux visions plutôt décevantes de notre gestion du quotidien, je me pose beaucoup de questions. Sans compter que l’UPEC va devoir prendre, dans le courant de l’année 2016, une décision qui va peut-être complètement changer son périmètre et son futur : la fusion avec l’UPEM. Même sur cet enjeu important, qui risque de bouleverser toutes nos habitudes dans notre environnement de travail, l’actuelle présidence n’a pas su mettre en place les conditions pour bien comprendre le projet et pour participer à la construction de ce projet de nouvelle université. Un site web a bien été mis en ligne, des réunions ont bien été organisées sur tous les sites, une maison de projet a même été créée. Mais dans quel but ? La concertation s’est résumée en réalité à des réunions d’information où tout le monde était mis devant le fait accompli, sous couvert de pseudo-concertation. Combien de temps gaspillé pour un projet déjà décidé ? Un projet d’une telle ampleur aux conséquences aussi importantes aurait dû être co-construit, afin de permettre à tout à chacun de se l’approprier. Une grande enquête aurait pu être lancée auprès de toute notre communauté universitaire pour poser les bases de la réflexion. Cette idée a tout de suite été écartée, pourtant une enquête de ce type avait été réalisée lors de l’auto-évaluation et cette démarche avait été plébiscitée à l’époque. Quant à la structure de la future université, l’affaire de la « schola » a montré les limites de la concertation. Alors qu’un vote était initialement prévu à ce sujet en juin 2015, la décision a été reportée sine die, en attendant les élections des conseils centraux. Quand je pense que le slogan des listes de l’actuelle présidence était Penser l’avenir, agir ensemble, je constate amèrement que la réalité du terrain nous a montré que c’est plutôt Renier le passé, décider dans son coin.

Concernant l’intérêt de la fusion UPEC-UPEM, je dois reconnaître que les arguments avancés jusqu’à présent ne m’ont pas vraiment convaincu face aux inconvénients d’une grosse structure. Après avoir subi le manque de bon sens de l’organisation des « méga-hôpitaux » comme le CH Sud Francilien, où j’ai dû faire trois files d’attente et remplir je ne sais combien de formulaires pour une simple consultation, je retrouve à quel point les mots « proximité » et « relations humaines » ont leur importance. Aucune réunion ne m’a permis de comprendre le véritable intérêt de la fusion UPEC-UPEM. Avoir une taille suffisamment grande pour être visible ? Ce ne sont pas 10000 étudiants supplémentaires qui feront la différence par rapport à 30000. Faire des économies en mutualisant ? Dans le cadre d’entreprises privées peut-être, mais dans le cadre d’universités publiques et avec les engagements des deux présidents de ne pas « forcer » la mobilité, je ne vois pas où on peut faire des économies. Proposer une offre de formation cohérente dans l’est francilien ? C’est déjà fait alors qu’on n’est pas fusionné. Avoir une meilleure visibilité en recherche ? Rien n’empêche des laboratoires de travailler ensemble. L’UPEC et l’UPEM font partie de la même COMUE, travaillent déjà en bonne entente sur le territoire, et arrivent à co-porter des projets. Qu’apportera donc cette fusion comme avantages par rapport à ce que nous sommes déjà capables de faire ? Mon impression est plutôt que, lors de ce long processus de fusion, nos deux universités ont des visions tellement différentes de l’organisation du travail que nous allons gaspiller beaucoup de temps et d’énergie pour mener à bien ce projet, au détriment de ce qui constitue notre coeur de métier : la formation des étudiants et la recherche.

Peut-être ma vision est-elle un peu pessimiste (malheureusement, il me semble qu’elle est réaliste), mais je n’ai pas eu l’occasion d’en discuter vraiment avec d’autres enseignants-chercheurs et d’autres personnels, à part dans le département d’enseignement et dans le laboratoire où je travaille. Il aurait été intéressant de pouvoir échanger avec d’autres, de confronter nos idées, de peser le pour et le contre. C’est pourquoi je me retrouve aujourd’hui face à un dilemme. Comme il semble peu probable qu’une troisième liste ne soit proposée le 4 février, le choix va se résumer à deux options : soit voter pour la présidence alors que leur bilan et leur méthode ne m’ont pas convaincu, soit voter pour l’opposition alors qu’elle ne semble pas constructive. Je trouve dommage qu’au XXIème siècle, dans un pays démocratique, l’offre en termes de vision stratégique pour une université soit aussi limitée. A ce jour, je n’ai pas envie de signer un chèque en blanc à l’actuelle présidence. Lors du dernier vote en 2012, les listes de la présidence ont obtenu une large majorité au conseil d’administration grâce à la prime à la majorité donnée à la liste arrivant en tête dans chaque collège, et par conséquent, l’opposition était inaudible. Je pense donc voter cette fois-ci pour les listes d’opposition afin de contre-balancer le poids de la liste majoritaire. L’idée est de limiter l’avance en termes de sièges afin de créer les conditions pour un vrai « dialogue » entre majorité et opposition au sein du conseil d’administration.

Vous l’aurez compris, c’est un choix à contre-coeur plutôt que d’adhésion auquel je suis confronté aujourd’hui. Je le regrette, mais cela me semble la meilleure option à l’heure actuelle pour espérer d’avoir un minimum de concertation dans les futurs débats qui se poseront aux conseils centraux. Cependant, les résultats des élections à l’UPEM en décembre 2015 me semblent révélateurs. Si les modalités de scrutin ont clairement favorisé les listes soutenant le président Gilles Roussel pour obtenir une majorité, une analyse plus fine des résultats montre que 54% des personnels, toutes catégories confondues, se sont exprimés CONTRE la fusion…

Et vous, qu’en pensez-vous ? Ai-je tort de vouloir voter contre la présidence de l’UPEC pour rééquilibrer les pouvoirs au sein des conseils centraux ? Suis-je pessimiste ou réaliste en pensant que la fusion va nous apporter plus d’ennuis ensemble qu’en restant séparé ? Suis-je le seul à trouver que le choix entre ces deux listes est plutôt limité ?

 

NB: la politique de modération sur ce blog est basée sur des règles de bon sens : respect et courtoisie. Merci et au plaisir de vous lire ou de discuter avec vous prochainement ! 

 

Nouvelle année 2016

Malgré cette période pleine d’incertitudes, je vous souhaite une très bonne année 2016. Que cette nouvelle année vous apporte santé, bonheur et réussite !