De l’art d’accepter la critique

La critique peut être désagréable, mais elle est nécessaire. Elle est comme la douleur pour le corps humain : elle attire l’attention sur ce qui ne va pas.

Winston Churchill

Pendant toute la campagne pour les élections des conseils centraux de l’UPEC, l’équipe sortante n’a jamais accepté une seule critique. Son bilan des 4 dernières années était formidable, pourquoi monter une nouvelle liste contre eux ? Leur projet était clair, pourquoi le critiquer ? La fusion était la seule voie possible, pourquoi la contester ? La présidence avait organisé de nombreuses réunions, pourquoi demander plus de concertation ? Il n’est pas facile d’accepter la critique, mais cette dernière permet de progresser. L’équipe sortante nous a confirmé ces dernières semaines qu’elle n’était pas prête à changer. Elle a beau promettre qu’elle tiendra compte des critiques émises pendant la campagne, qu’elle sera plus à l’écoute, mais elle continue à maintenir le calendrier actuel du processus de fusion, alors que 59% des enseignants-chercheurs se sont exprimés contre le projet de fusion le 4 février dernier. La réalité, c’est que la présidence sortante nous a montré que cela faisait longtemps qu’elle ne savait plus ce que c’était que de penser l’avenir et d’agir ensemble… Construire un projet dans la concertation, cela prend du temps. Mais c’est aussi plus difficile que d’imposer une stratégie sans tenir compte de la réalité du terrain. Et si, cette fois-ci, on changeait de méthode ?

 

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FPE 2016

r-11

FPE : 11 février 2016

Comme chaque année, le département informatique a organisé le jeudi 11 février 2016 son Forum Poursuite d’Etudes (FPE). Une vingtaine d’établissements sont venus présenter leurs formations post-DUT. Ce forum a également été l’occasion de revoir des diplômés du département, qui poursuivent actuellement leurs études.

Merci à tous les participants !

 

Quelle campagne !

Fin de la campagne électorale à l’UPEC. Et quelle campagne !

Il y a un mois à peine, personne n’aurait pensé qu’une troisième liste aurait pu être déposée face à l’équipe sortante. Le bilan semblait indiscutable. Le projet de fusion semblait entériné. La gouvernance ne posait aucun problème.

Le 25 janvier, une troisième liste a été déposée : Quelle gouvernance pour quelle université ? Elle rassemble 48 candidates et candidats qui souhaitent plus de collégialité et plus de concertation. Elle propose une nouvelle gouvernance. Elle est attachée à la notion de composante telle qu’elle a toujours été pratiquée à l’UPEC.

Pendant une brève campagne de deux semaines, on a enfin pu débattre du projet de fusion. Et même si la présidence sortante a essayé, en vain, de détourner le débat en mettant en avant des questions très techniques, en pointant le soi-disant manque d’expérience des candidats de la liste ou même en essayant de donner des contre-exemples pas toujours pertinents, les principales questions qui ont été soulevées concernaient justement les problèmes de gouvernance et l’avenir de l’UPEC dans l’est-francilien.

Les 14 réunions de campagne que nous avons organisées sur les différents sites et composantes ont été très intéressantes. Pour ma part, j’ai participé à 8 réunions, sur 6 sites, en 3 jours. Certaines de ces réunions se sont même transformées en débat technique, notamment avec le VP Stratégie et développement, Didier Nicolle, que j’ai retrouvé à 3 reprises pendant cette tournée. Ces réunions m’ont permis de me rendre sur certains sites que je ne connaissais pas, de comprendre certaines problématiques qui sont spécifiques à certaines composantes, et surtout, de pouvoir rencontrer et discuter avec des collègues.

Au lendemain du scrutin du 4 février 2016, l’heure est au bilan. La liste « Quelle gouvernance pour quelle université ? » a recueilli 30% des voix des enseignants-chercheurs pour l’élection au CA. On peut regretter d’avoir perdu le collège A pour seulement 9 voix, mais c’est le jeu de la démocratie, et le résultat est déjà remarquable pour une liste qui a été constituée en moins de dix jours. 18 de nos candidates et candidats ont été élus dans les conseils centraux de l’UPEC. Je fais partie de ces nouveaux élus, et j’en profite pour remercier les nombreux soutiens qui m’ont permis d’être élu au CA de l’université.

Ce que je retiens surtout de ce scrutin, c’est qu’avec deux listes contre la fusion telle qu’elle est proposée actuellement, la moitié des directeurs d’UFR et d’IUT qui ont exprimé des réserves, et 59% des enseignants-chercheurs qui ont voté contre, la présidence ne pourra plus prétendre que le projet de fusion est un projet largement partagé.