Déconnexion

Mon aventure à la présidence de l’UPEC a pris fin hier soir, Madame Françoise Moulin Civil est nommée administratrice provisoire de l’université à compter de ce matin. Cette expérience fut à la fois éprouvante et très enrichissante. Je remercie toutes les personnes qui m’ont accompagné et soutenu dans cette aventure. Merci également pour les nombreux messages qui m’ont été envoyés ces derniers jours. Je souhaite bon courage à notre nouvelle administratrice provisoire, l’UPEC mérite de sortir par le haut de cette crise institutionnelle. Une fois les dossiers en cours transmis, je vais me « déconnecter » pour me reposer et me ressourcer.

 

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Démission de mon mandat de VP CA

Avec la majorité des membres de l’équipe présidentielle qui m’ont accompagné et soutenu ces dix dernières semaines, nous avons fait le maximum depuis la démission d’Olivier Montagne pour assurer la continuité de service à la tête de l’UPEC. Nous avons décidé aujourd’hui de démissionner de nos mandats respectifs de vice-présidents et d’assesseurs, avec l’espoir que cela permette de débloquer la situation. Une administratrice ou un administrateur provisoire sera désigné dans les meilleurs délais pour assurer la direction de l’UPEC. Dans un souci de continuité, je demeure Président par intérim jusqu’à la publication, par Madame Gille, Rectrice de l’Académie de Créteil, de l’arrêté de nomination du nouvel administrateur provisoire. Voici la lettre de démission que j’ai remise cet après-midi à Madame la Rectrice, Béatrice Gille :

Madame la Rectrice, Chancelière des Universités,

Le 8 mars 2016, le conseil d’administration de l’UPEC a élu Olivier Montagne à la présidence de l’université. Cette élection était consécutive aux élections générales à l’issue desquelles les personnels et usagers de notre université avaient exprimé leur volonté de voir l’UPEC être gouvernée autrement. Pendant les quatre années qui avaient précédé, l’ancienne équipe présidentielle avait mobilisé une part essentielle de son énergie et du temps des services pour mettre en œuvre un hasardeux projet de fusion qui n’avait fait l’objet d’aucun débat clair avec les personnels. Malgré les multiples alertes qui lui ont été envoyées par les personnels, cette équipe s’est entêtée dans son projet ce qui a conduit à sa défaite aux élections.

Les électeurs ont choisi le projet porté par Olivier Montagne et son équipe. Ce projet se résumait ainsi : soutenir et défendre l’excellence de notre recherche et de nos formations, bâtir une université ouverte et dynamique, ancrée dans ses territoires avec une vision à long terme construite avec ses partenaires et dotée d’une gouvernance humaine, transparente, responsable et respectueuse tant de la collégialité des conseils que de la démocratie universitaire.

C’est ce projet que nous avons mis en œuvre pendant deux ans. Pourtant, notre prise de fonction ne fut pas simple. A notre arrivée, la plupart des dossiers et archives de la présidence avaient été volontairement détruits par la direction précédente, faisant ainsi fi de tout principe éthique et déontologique et de tout sens de l’intérêt commun. Pendant deux ans, nous avons fait l’objet d’attaques d’une violence jusqu’alors inégalée à l’UPEC, animées par un esprit revanchard qui traduit l’incapacité de la précédente équipe à tirer les leçons de son échec aux élections.

Malgré ce contexte hostile, nous avons su procéder à la réorganisation des services administratifs, mené des campagnes d’emplois sans gel de poste, soutenu les projets de recherche pour lesquels nous avons été sollicités, relancé la vie démocratique de l’université, mis en chantier des réflexions de fond sur la pédagogie et la formation, dont celle «tout au long de la vie», relancé une politique de vie culturelle et de campus, consolidé et permis l’émergence de nouvelles structures, ou encore établi de nouveaux partenariats. Nous nous étions engagés à interrompre le processus de fusion, tout en réfléchissant collectivement à un autre modèle de collaboration avec nos partenaires de la COMUE. C’est également ce que nous avons fait.

Ce travail collectif a commencé à porter ses fruits. Notre université a rencontré d’importants succès, notamment dans le cadre des domaines d’intérêt majeur (DIM) de la Région, des appels d’offre sur la transformation pédagogique et numérique aux niveaux régional et national ou de l’appel du président de la République « Make Our Planet Great Again ». Cinq axes stratégiques (santé-société-environnement ; transformations-inégalités-résistances ; savoirs et pratiques en éducation et formation ; numérique : science et pratiques ; francophonie(s) et plurilinguisme(s)) ont également émergé à l’issue d’un important travail collectif destiné à fédérer nos forces dans le domaine de la formation et de la recherche. Sur ces bases, l’UPEC pouvait se développer sereinement. Et si l’intégrité de notre établissement fut menacée à la suite du « recentrage institutionnel » de l’I-site « Future », nous avons obtenu d’y participer comme partenaire extérieur avec des garanties – à nouveau vitales – pour notre recherche et nos formations.

La rentrée 2017-2018 a été marquée par une augmentation constatée des effectifs étudiants et par un alourdissement de la masse salariale, conséquence mécanique du GVT. Nous avons alors alerté nos tutelles quant aux difficultés rencontrées. En sa qualité de vice-président du conseil d’administration, Frédéric Gervais a, dans ce contexte, élaboré plusieurs scenarii et conduit des concertations avec l’ensemble des représentants de la communauté pour proposer un projet de budget sincère (c’est-à-dire prenant en compte la réalité des moyens connus) et conforme à la règlementation (c’est-à-dire équilibré). Les priorités de ce projet étaient le maintien de tous les emplois et d’une politique d’investissements dynamique. Le rejet de ce budget initial par une forte majorité des membres du conseil d’administration a abouti à vous transférer la responsabilité de son exécution. Nous vous remercions de votre écoute et pour le sens du service public et de l’intérêt général dont vous avez alors fait montre.

A la suite de la démission d’Olivier Montagne pour raisons de santé le 24 novembre 2017, Frédéric Gervais, en tant que vice-président du CA a, conformément aux statuts de l’UPEC, exercé les fonctions de président par intérim. Respectueux de nos engagements, nous avons continué à exercer nos fonctions afin de garantir la continuité du service public et de préparer l’avenir de l’université (plan étudiant, évaluation HCERES, campagnes de recrutement). Nous avons également veillé à ce que les élections à la présidence se déroulent dans les meilleures conditions possibles ; ainsi, après consultation de l’ensemble des groupes de listes représentées au CA, les administrateurs ont été réunis dès le 4 décembre 2017.

Frédéric Gervais, soutenu par la majorité des membres de l’équipe désireux de poursuivre les projets engagés, a présenté sa candidature à la présidence de l’université. Il était le seul candidat à pouvoir légitimement revendiquer la succession d’Olivier Montagne. Bien que nous ayons tenu nos engagements et soyons restés fidèles à nos valeurs, les administrateurs ont décidé de ne pas nous renouveler leur confiance. Nous en avons pris acte et Frédéric Gervais a retiré sa candidature à l’issue du premier tour. 

Aujourd’hui, après l’organisation de deux conseils d’administration et huit tours pour élire un nouveau président, il apparaît qu’aucun des candidats encore en lice n’a su rassembler. Les élections se sont déroulées dans un climat délétère où les conflits de listes ont laissé peu de place au débat d’idées et à la démocratie universitaire. Dans un souci de concertation et d’apaisement, Frédéric Gervais a consulté une nouvelle fois l’ensemble des groupes de listes représentées au CA et réuni les administrateurs pour envisager les diverses options et leurs conséquences. Il a également souhaité rencontrer les trois candidats afin de les appeler à la mesure et au dialogue, conditions nécessaires à un déblocage de la situation. Cette rencontre n’a pu avoir lieu faute d’accord de deux des trois candidats. Enfin, les débats qui se sont tenus le 2 février au sein du CA n’ont laissé entrevoir aucune évolution des positions précédemment exprimées, ni même le moindre espoir de discussion entre les camps qui s’y sont constitués et qui se rejettent mutuellement la responsabilité du blocage.

Nous regrettons que la tactique des candidats les conduise à miser sur le chaos plutôt qu’à rechercher l’intérêt général. Nous estimons que notre université mérite mieux que ces luttes intestines qui la desservent et portent gravement atteinte à ses étudiants, à ses personnels et à ses partenaires. Nous affirmons que l’UPEC ne doit être ni l’otage d’ambitions individuelles, ni la victime d’une guerre d’egos ou d’une volonté de revanche. Nous persistons à croire que celles et ceux qui entendent la diriger doivent être responsables, fiables, dévoués, capables de porter une vision nuancée et constructive et posséder le sens de l’intérêt général et du service public.

Ce sont ces convictions qui nous conduisent, après avoir exploré toutes les options permettant de sortir de cette crise et vainement appelé au dialogue, à vous présenter ce jour notre démission de nos mandats de vice-présidents et d’assesseurs. Nous espérons sincèrement qu’elle contribuera à mettre fin au blocage que connaît actuellement le conseil d’administration. Nous formons le vœu que notre université retrouve la sérénité et l’apaisement qui lui sont nécessaires.

Dans l’esprit de responsabilité qui a toujours présidé à notre action, nous transmettrons bien entendu l’ensemble des dossiers en cours à l’administratrice ou l’administrateur provisoire que vous désignerez et nous nous tiendrons à sa disposition pour en faciliter la compréhension.

Nous vous remercions très sincèrement pour le soutien que vous avez apporté à notre établissement durant les derniers mois et vous faisons part, Madame la Rectrice, Chancelière des Universités, de notre plus profond respect.

Frédéric Gervais, vice-président du conseil d’administration
Alexandre Maitrot de la Motte, assesseur affaires juridiques et communication

Bruno Petey-Girard, vice-président de la commission recherche
Bénédicte Picquet-Varrault, assesseure sciences et technologie
Gérard Lasfargues, assesseur santé

Yann Bassaglia, vice-président de la commission formation et vie universitaire
Eric Leonel, assesseur FTLV, relations avec les partenaires économiques et institutionnels

Eric Athenot, vice-président relations internationales
Laurent Thevenet, assesseur relations internationales

 

 

 

Nouveau CA

Après les élections infructueuses à la présidence de l’UPEC les 22 décembre et 19 janvier, j’ai mené une nouvelle série de consultations avec les différents groupes de listes afin de faire le point sur la situation. Une réunion exceptionnelle des administrateurs a également été organisée le 2 février dernier, avec pour objectif de débattre des différentes alternatives après l’échec de l’élection à la présidence.

Les discussions du 2 février n’ont malheureusement laissé entrevoir aucune évolution des positions des uns et des autres. Il y a aujourd’hui trois blocs au CA et aucun candidat n’a réussi à rassembler au-delà de son propre camp. Quant aux éventuelles pistes avancées pour sortir de cette impasse, une partie des administrateurs plaident pour l’organisation d’une troisième séance d’élection à la présidence, tandis que les autres réclament une dissolution du CA et du CAc (il faut pour cela une démission concomitante d’au moins deux tiers des membres titulaires du CA) afin d’organiser de nouvelles élections des conseils centraux. Là encore, chaque camp ne semble pas avoir suffisamment de voix pour atteindre son objectif, mais dispose d’une minorité de blocage pour empêcher l’autre camp d’obtenir gain de cause. C’est dans ce contexte qu’un nouveau CA a été convoqué demain matin afin de poursuivre les discussions.

Entre-temps, l’équipe présidentielle a pris toutes les mesures nécessaires pour ne pas mettre en péril le bon fonctionnement de l’université, à travers notamment la tenue anticipée, le 5 février dernier, de conseils et commissions pour rendre possible la campagne d’emplois 2018 et l’évaluation HCERES.

 

Cérémonie des vœux UPEC

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Cérémonie des vœux à l’UPEC, 16 janvier 2018

Ce soir, j’ai prononcé le discours suivant à la cérémonie des vœux de l’UPEC :

Mesdames, Messieurs, Chères collègues, Chers collègues,

C’est avec une émotion particulière que j’ouvre cette cérémonie de vœux. Comme vous le savez, il y a maintenant bientôt deux mois, le 24 novembre dernier, nous apprenions la démission de notre Président Olivier Montagne pour des raisons de santé. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai été extrêmement peiné par cette nouvelle. Olivier Montagne est un homme de convictions, d’engagement, aux valeurs profondément humaines, que chacun ici, personnels comme étudiants, a pu apprécier au cours de son mandat.

Avec l’ensemble de l’équipe présidentielle qui l’a épaulé, il a toujours eu pour objectif de défendre l’UPEC et ceux qui y travaillent et y étudient, d’en promouvoir la singularité comme une force, et de porter des projets résolument tournés vers l’avenir. Olivier nous manquera beaucoup et je profite de cette cérémonie pour lui dire tout le plaisir et la fierté que j’ai eus à travailler à ses côtés, et lui souhaiter un prompt rétablissement.

Vous le savez, la situation qui est actuellement la nôtre est transitoire. En effet, comme le prévoient les statuts de l’UPEC, j’ai, en tant que VP CA, la charge d’assurer l’intérim dans l’attente de l’élection d’un nouveau président ou d’une nouvelle présidente. Si cette situation permet à l’université de continuer à fonctionner et aux affaires courantes d’être normalement traités, elle empêche l’impulsion de nouveaux projets et n’a donc pas vocation à durer. C’est dans ce souci d’efficacité que nous avions souhaité organiser des élections le plus rapidement possible et que la date du 22 décembre avait été retenue.

Avec la majorité de l’équipe présidentielle, dans un esprit de responsabilité, nous avions décidé de présenter la candidature que j’ai portée. Il nous semblait en effet important, dans cette période charnière à bien des égards, de continuer à mettre au service de l’UPEC notre expérience et notre maîtrise des dossiers en cours et à venir, tels que la mise en œuvre du Plan étudiant et l’évaluation par l’HCERES.

Le message du Conseil d’administration du 22 décembre a été sans équivoque dès le premier tour, avec le souhait d’un changement. C’est pourquoi nous avons choisi de retirer notre candidature afin qu’un autre candidat puisse tenter de rassembler les 17 voix nécessaires à son élection. Cela n’a malheureusement pas été le cas. J’espère, et c’est le premier vœu que je formule pour 2018 en ce début d’année, que le prochain Conseil d’administration qui se tiendra vendredi pour procéder à un nouveau vote permettra de donner à notre université un nouveau président ou une nouvelle présidente qui pourra s’emparer pleinement de ces enjeux.

Je profite donc de l’occasion qui m’est donnée pour remercier très chaleureusement l’ensemble des membres de l’équipe présidentielle pour leur soutien sans faille et leur implication totale au service de l’UPEC. Je remercie également l’ensemble des personnels de l’UPEC avec lesquels j’ai, notamment en ma qualité de VP CA, beaucoup œuvré, pour leur sens exemplaire du service public. J’ai pu au quotidien me rendre compte à quel point vous êtes engagés dans le bon fonctionnement de notre université. Un grand merci à toutes et à tous !

Je ne sais pas si vous connaissez, mais les « escape games » sont à la mode en ce moment. Une autre tendance actuelle est l’utilisation de casque de réalité virtuelle. Je rêvais l’autre jour, et j’avais l’impression d’accomplir une mission dans un « escape game » avec un casque de réalité virtuelle. Je me retrouvais enfermé dans une pièce avec une douzaine de collaborateurs et nous avions un certain nombre de problèmes à résoudre : construire une campagne d’emplois, faire voter un budget mais le CA ne voulait pas, négocier des postes. En fait, ce n’était pas un rêve, c’était la réalité ! Les possibilités avec les casques de réalité virtuelle sont très nombreuses. Imaginez de prendre virtuellement un bain de soleil sur la dalle rénovée alors qu’il est en train de pleuvoir ou bien de pouvoir discuter avec un collègue à côté de vous alors qu’il est ailleurs. Il est important pour une université comme la nôtre d’être en phase avec les technologies actuelles. On peut même essayer de les anticiper avec la recherche.

Depuis 20 mois, nous avons mené une politique ambitieuse de soutien à la recherche en accompagnant les chercheurs dans le montage de projets scientifiques de haut niveau, en maintenant la politique de soutien aux investissements recherche, en apportant un soutien financier aux laboratoires grâce à des dotations de fonctionnement équilibrées et élaborées dans la transparence, et en menant une campagne d’emploi visant à maintenir les capacités de recherche de nos laboratoires.

Cette politique a abouti à des succès, notamment dans le cadre des domaines d’intérêt majeur (DIM) de la Région, et plus récemment, de l’appel du Président de la République « Make Our Planet Great Again », qui confirment que l’UPEC est une université de recherche de haut niveau, attractive et visible au niveau national et à l’international.

S’agissant de la COMUE et de ses membres, que je tiens à saluer (j’en vois quelques-uns ici), nous avons toujours maintenu l’idée que le pôle « Santé – Société » devait être élargi aux sciences de l’environnement qui sont indissociables des questions de santé publique, l’environnement pouvant alors faire le lien entre le pôle « Santé – Société » et le pôle « Ville ». L’UPEC doit continuer à s’inscrire dans les deux pôles de la COMUE et leur interface, et à animer avec ses partenaires – parmi lesquels l’ENVA et l’ANSES – le pôle « Santé – Société ».

Attractive, notre université l’est aussi pour les étudiants qui se pressent de plus en plus nombreux chaque année. Si les accueillir à moyens quasi constants peut sembler être une véritable gageure, je salue encore une fois l’exemplarité et le sens du service public dont chacun ici a fait preuve lors de la rentrée. Il faut savoir que cette année l’UPEC accueille en L1 près de 9000 étudiants. Et ce n’est pas fini !

Alors que PARCOUSUP vient d’être lancé dans le cadre du grand plan étudiant voulu par le Gouvernement, l’UPEC est aux limites de ses capacités d’accueil depuis plusieurs années et, dans les conditions actuelles, elle n’est pas en mesure d’accueillir une population plus importante. Face à ces difficultés nous ne sommes pas restés les bras croisés, bien au contraire : nous avons initié une campagne de communication, nous avons fait remonter nos difficultés auprès des tutelles, nous avons été reçus au Ministère, nous avons négocié avec le rectorat – je remercie d’ailleurs la rectrice Béatrice Gille, aujourd’hui présente, pour demander des créations de postes pour les filières en tension. Nous avons également prospecté activement depuis un an sur le plan patrimonial pour développer ses surfaces hors campus centre. Nous allons malgré tout assurer notre mission de service public.

Le « Plan étudiant » annoncé par le Gouvernement bouleverse les parcours des étudiants, de l’orientation à l’obtention du diplôme. Il est difficile de prévoir à l’heure actuelle son effet sur les stratégies d’inscriptions des élèves, d’autant que les conditions de mise en place de ce plan sont pour le moins précipitées. Notre principale préoccupation est à ce stade de le mettre en œuvre de manière équilibrée, concertée, et surtout d’accompagner les étudiants tout au long du processus avec pour principe une amélioration continue de l’orientation et de la formation. Je formule le vœu pour 2018 que la rentrée de septembre prochain puisse se dérouler dans les meilleures conditions que possible.

Dans une université, il y a des chercheurs, des enseignants, des personnels administratifs, mais surtout il y a des étudiants, il ne faut pas l’oublier. Les étudiants sont force de propositions et ils ont souvent des idées qui ne sont pas parasitées par des années de routines et de procédures administratives. Ecoutons-les !

Pour accroître encore le rayonnement de l’UPEC à l’international, nous avons également initié la structuration d’un réseau de partenaires académiques privilégiés. Ces universités, dites « universités sœurs », ont pour but de susciter le plus grand nombre possible de collaborations transversales au sein de l’UPEC et d’assurer un maximum de visibilité à notre établissement. J’espère à ce titre que le rapprochement opéré avec l’université de Sherbrooke au Canada pourra donner lieu à de nouveaux échanges et de nouveaux projets.

Au niveau du patrimoine, il y a beaucoup de projets en cours, je ne vais pas y revenir en détail. On peut citer : la maison de la santé sur le campus centre, le bâtiment des licences pro à Sénart, l’installation de l’ESPE à Sénart, le bâtiment EP3 à Mondor, la restructuration de l’UFR de Médecine à Mondor, etc. Tous ces projets sont importants pour construire l’avenir, cela avance bien.

Je n’oublie bien entendu pas nos partenaires territoriaux dont le rôle aux côtés de l’UPEC est tout à fait essentiel. Les partenariats engagés durant les 20 derniers mois se sont inscrits, dans un premier temps, dans la consolidation et le renouvellement des partenariats existants de manière à rendre l’UPEC encore plus visible dans le paysage francilien et national mais aussi l’inscrire dans une relation étroite avec le tissu socio-économique. L’ouverture de la Maison de l’Innovation et de l’Entrepreneuriat Etudiant (MIEE) en octobre 2016, et son déploiement qui a suivi, a permis de réaffirmer une démarche d’ancrage fort de l’UPEC sur son territoire en lien avec l’établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir, le Département du Val de Marne, la ville de Créteil, mais aussi le CFA Sup2000, Valophis Habitat et Residétapes, la Caisse des Dépots, la Région IdF et l’Etat. L’UPEC a souhaité s’ouvrir à tous en diffusant les connaissances en créant « les rendez-vous de la MIEE », conférences thématiques, sur les grandes problématiques sociétales et d’actualité.

Ces partenariats s’établissent aussi au bénéfice des actions du service public. C’est ainsi que naturellement l’UPEC a participé à la création du GIP de la cité des Métiers du Val de Marne. L’UPEC est aussi impliquée dans le conseil d’administration de l’école de la 2ème Chance du Val de Marne qui contribue à la réinsertion de jeunes qui ont rencontré des ruptures fortes dans leur parcours de vie et de formation.

Par ailleurs, l’UPEC a souhaité se rapprocher des territoires. C’est ainsi qu’à travers la relation avec les établissements publics territoriaux, l’UPEC est associée sur des actions liées à l’entrepreneuriat avec Grand Paris Sud Est Avenir, mais aussi avec l’EPT Grand Orly Seine Bièvre comme avec la Comue au sein du dispositif PEPITE. C’est aussi dans cette logique territoriale que se sont noués les deux nouveaux partenariats avec SUEZ d’une part et ENEDIS d’autre part. La pluridisciplinarité de l’UPEC a été ici un atout, car elle permettait de proposer à nos partenaires une vision transversale. Ils ont également été attirés par le lien entre formation et recherche.

A titre personnel, j’ai pu constater la grande diversité qu’il y a à l’UPEC. J’ai eu l’occasion ces deux dernières années de rencontrer des responsables de filières, de laboratoires, et de visiter les différents sites. A travers ces rencontres, j’ai eu la surprise un jour de découvrir les ateliers cuisine. Je savais déjà qu’il existait un département génie biologique à l’IUT Créteil Vitry, mais je ne connaissais pas l’option diététique. Je ne vous cache pas qu’à la fin de ce mandat, après deux années passées à manger des sandwiches Paul et des toasts nordiques au CROUS, je m’inscrirais bien à cet atelier cuisine afin d’adopter un régime alimentaire un peu plus diététique…

Pour ce qui concerne plus concrètement les personnels de notre université, nous avons toujours voulu mettre en œuvre une politique de ressources humaines ambitieuse et en phase avec les attentes de chacun. Avec la mise en place du RIFSEEP, nous avons voulu rendre l’UPEC plus attractive. Il reste beaucoup à faire, j’en conviens, mais c’est une première brique. Nous avons également fait de la formation des personnels une priorité. Je souhaite pour 2018 que cette politique se poursuive.

Plus récemment, nous avons aussi fait le choix d’interroger l’ensemble de nos pratiques administratives pour aller vers plus de transparence et pour simplifier des processus parfois beaucoup trop chronophage. C’était tout le sens des travaux que nous avons initiés autour du projet de parapheur électronique que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de mettre en place et qui s’inscrivait dans l’instauration plus vaste d’une vraie démarche qualité. Là aussi, j’espère que la future équipe poursuivra dans cette direction.

J’évoquerai aussi, parce que nous en sommes très fiers et qu’il s’agit, je crois, d’une nouveauté tout à fait structurante pour notre établissement, le nouveau site internet que vous avez pu découvrir cette semaine. Plus ergonomique, plus en phase avec les nouveaux usages comme ceux des téléphones et tablettes, ce nouveau site a vocation à faire rayonner l’UPEC. Un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui y ont contribué.

L’année 2018 sera marquée par l’évaluation HCERES. On peut voir cette phase comme un défi, mais je crois qu’il faut plutôt la considérer comme une opportunité. Ce sera l’occasion de faire le bilan de nos activités et de construire de nouveaux projets pour l’établissement. Je pense aujourd’hui aux nombreuses personnes qui travailleront en 2018 sur cette évaluation et je leur souhaite bien du courage.

Avant de conclure et de vous présenter mes vœux à toutes et à tous, c’est au futur président ou à la future présidente que je me permets de réserver quelques judicieux conseils. Mon premier conseil, c’est d’être à l’écoute et de prendre le temps de rencontrer les personnels et les étudiants. Dans une grosse organisation comme la nôtre, il est important de connaître les besoins du terrain et de garder le contact. Mon autre conseil, c’est que dans une période aussi compliquée, avec des enjeux qui vont fortement impacter l’UPEC, il faut privilégier l’apaisement et le consensus. C’est primordial, nous avons besoin de respect et de sérénité.

A toutes et à tous je vous souhaite une excellente année 2018. Qu’elle vous comble dans vos projets professionnels et personnels et que malgré les bouleversements annoncés, vous gardiez la même envie, celle de progresser, celle de faire progresser, et le même sens du service public.

Bonne année 2018 !

Photo-FG2018

Bonne année ! Que 2018 soit bien meilleure que 2017. Je vous présente tous mes vœux de santé et de bonheur pour cette nouvelle année !

 

Fêtes de fin d’année 2017

Je vous souhaite à toutes et à tous d’excellentes fêtes de fin d’année ! A l’année prochaine …

 

Et maintenant ?

L’élection d’hier n’a pas permis de désigner un nouveau président pour l’UPEC, ce que je regrette compte tenu des enjeux des prochains mois (évaluation HCERES, négociations des capacités d’accueil, préparation de la rentrée, nouvelle vague PIA, etc.).

Avec la majorité des membres de l’équipe présidentielle, nous avions décidé de présenter une candidature. Il nous semblait naturel de proposer au CA une équipe expérimentée, ayant une parfaite connaissance des dossiers en cours ou à venir, surtout à un moment aussi compliqué pour l’université. Cela aurait permis de poursuivre les travaux engagés par l’équipe depuis 20 mois, avec des délais de transition réduits au minimum, la nouvelle équipe aurait été opérationnelle dès le début de l’année 2018. Le message du CA a été clair dès le premier tour, puisque toutes les autres candidatures ont obtenu plus de voix. Face à cette volonté de changement manifestée par les membres du CA, j’ai décidé de me désister, sans donner aucune consigne de vote, à l’issue du premier tour.

Les trois autres tours du CA du 22 décembre n’ont pas permis de départager les trois autres candidats. Le CA semble plus divisé que jamais et aucun candidat ne semble, pour le moment, faire consensus. Il y a pourtant urgence. Une nouvelle élection est prévue le 19 janvier 2018 ; j’espère qu’une majorité pourra se dégager au CA et qu’un nouveau président sera élu. En attendant, je reste mobilisé avec l’équipe présidentielle pour assurer le bon fonctionnement de l’UPEC. A suivre…