Tous perdants…

Un nouveau CA de l’UPEC a été organisé hier et on n’a pu que constater l’impasse dans laquelle on se trouve actuellement. La situation est la même qu’en février, au moment où j’annonçais la démission des survivants de l’équipe présidentielle d’Olivier Montagne : il y a trois blocs au CA et aucun candidat n’arrive à rassembler au-delà de son propre camp. Deux mois après, et malgré une troisième tentative d’élection le 6 avril dernier, on n’a toujours pas de président ! On semble se diriger maintenant vers une dissolution des instances, mais encore faudrait-il que les deux tiers au moins des membres du CA acceptent de démissionner de manière concomitante. Réponse dans les prochains jours…

Avec cette crise sans précédent à l’UPEC, nous sommes tous perdants :

  • En premier lieu, l’université est la grande perdante. Cette crise ne pouvait pas tomber à un pire moment, avec de nombreux enjeux liés au contrat d’établissement et aux réformes actuelles : évaluation HCERES, préparation du nouveau projet d’établissement, positionnement par rapport à la politique de site de la COMUE, préparation de la rentrée 2018, etc.
  • Les équipes scientifiques, pédagogiques et administratives, malgré leur travail remarquable, sont aujourd’hui dans l’expectative. Les projets déjà lancés l’an dernier sont poursuivis, mais il reste des arbitrages politiques en suspens, notamment sur de nouveaux projets. A force d’attendre, la dynamique est en train de se briser.
  • Les étudiants mériteraient une bien plus grande attention en cette période compliquée de mise en place de nouvelles réformes. L’université continue bien entendu de fonctionner, les équipes en central comme en composantes répondent présent et sont mobilisées pour assurer la continuité de service public. Cependant, la loi ORE est en train de bouleverser les pratiques actuelles et il est probable que nous n’ayons pas encore bien pris en compte toutes les conséquences de cette réforme. Par ailleurs, en cas de dissolution des instances, les élections étudiantes du mois de février auront été organisées pour rien et de nouvelles élections devront avoir lieu.
  • Cette crise aura également des conséquences sur le dévouement des personnes qui sont susceptibles de rendre service à la communauté universitaire. On ne peut être que démotivé en observant les atermoiements et les blocages du CA, sans compter les questions de pouvoir ou de positionnement politique qui troublent le jeu. Je ne vais pas revenir sur le cas de la proposition de reconduction de l’équipe sortante qui a été rejetée lors de l’élection du 22 décembre, ce qui est fort dommage quand on sait ce qui s’est passé par la suite. Je constate aujourd’hui une démotivation de plus en plus grande, il sera difficile de remobiliser ces personnes de talent prêtes à mettre leurs compétences au service de la communauté. Ce constat est vrai également parmi les élus, toujours plus sollicités par des réunions qui leur semblent de moins en moins utiles. Les problèmes de quorum en sont une illustration.
  • Les candidats à la présidence sont également les grands perdants. Aucun n’a été en capacité de rassembler au-delà de son propre camp. Au fil des séances pourtant, les projets proposés semblaient de plus en plus convergents, reprenant même parfois des actions réalisées lors du mandat d’Olivier Montagne… Alors, pourquoi personne n’a-t-il réussi à gagner cette élection malgré des projets modérés ? Le conseil d’administration est certes divisé, mais il a démontré en 2016 qu’une alliance était possible. Or l’option d’un accord de gouvernance a été cette fois-ci évacuée dès le départ. Par ailleurs, la personnalité même de certains candidats a dû influencer les votes, certains électeurs préférant voter blanc plutôt que pour telle ou telle personne. Malgré quelques signes d’ouverture, en l’absence de véritable accord de gouvernance, les résultats des 3 journées de scrutin sont sans appel : personne n’a réussi à atteindre la majorité absolue. Avec déjà 12 tours infructueux au compteur pour certains, on ne peut qu’espérer que l’offre en candidats soit nouvelle aux prochaines élections.
  • Enfin, le conseil d’administration lui-même est perdant. 4 mois et demi ont passé depuis la démission d’Olivier Montagne. Les 32 administrateurs ont été mobilisés 3 journées entières pour un total de 12 tours infructueux. Depuis décembre, toutes les séances « ordinaires » du CA ont fait l’objet d’un point pour discuter de la situation. Que de temps consacré à cette sortie de crise, alors que d’autres défis nous attendent. En tant qu’administrateur, je porte ma part de responsabilité et je suis désappointé par cette situation. J’espère sincèrement qu’une sortie de crise pourra être trouvée très prochainement.

On peut se plaindre de l’actuelle division au sein du CA, mais je pense qu’elle est le reflet de la réalité du terrain. S’il y a dissolution des instances dans les prochains jours, tout semble laisser présager que le nouveau CA élu sera également très éclaté. Je me trompe peut-être, mais je ne crois pas à un retour au classique duel entre listes dans les collèges d’enseignants-chercheurs, il est probable que le nombre de listes se multiplie. Le prochain président devra être consensuel s’il souhaite l’emporter, et pour le moment, je ne vois pas qui cela peut être. Espérons qu’il y ait de bonnes surprises dans la prochaine offre en candidats.

 

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Un nouveau CA pour rien

Malgré quatre nouveaux tours de scrutin, le CA d’aujourd’hui n’a pas permis d’élire un président ou une présidente pour l’UPEC. En tout, cela fait 3 séances de CA et 12 tours infructueux depuis décembre ! Comme lors de l’élection du 19 janvier dernier, on constate qu’il y a trois blocs parmi les administrateurs et aucun candidat n’a réussi à rassembler au-delà de son propre camp. Un CA « classique » est prévu le 13 avril prochain, l’administratrice provisoire y fera un point sur la question.

 

Retrouvailles

Photo-retrouvailles-avril2018

Soirée de retrouvailles, 5 avril 2018

C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons dîné ce soir, en présence d’Olivier Montagne. C’était la première fois qu’on se revoyait depuis la démission de notre ancien président pour des raisons de santé en novembre dernier. Un grand merci aux anciens collègues qui ont participé à cette soirée de retrouvailles.

 

Exposition regards sur la forêt

Dès mon retour à Fontainebleau après une quinzaine de jours de congés, j’ai eu l’occasion de visiter la nouvelle exposition « Regards sur la forêt de Fontainebleau des artistes » à la salle des fêtes du théâtre de Fontainebleau. Il s’agit d’une belle exposition, très intéressante, qui présente des œuvres d’artistes inspirés par la forêt. Elle rend également hommage à Claude-François Denecourt, connu pour ses guides et ses sentiers de découverte dans la forêt, et à son « successeur » Charles Colinet. L’exposition dure jusqu’au 25 mars 2018.

Déconnexion

Mon aventure à la présidence de l’UPEC a pris fin hier soir, Madame Françoise Moulin Civil est nommée administratrice provisoire de l’université à compter de ce matin. Cette expérience fut à la fois éprouvante et très enrichissante. Je remercie toutes les personnes qui m’ont accompagné et soutenu dans cette aventure. Merci également pour les nombreux messages qui m’ont été envoyés ces derniers jours. Je souhaite bon courage à notre nouvelle administratrice provisoire, l’UPEC mérite de sortir par le haut de cette crise institutionnelle. Une fois les dossiers en cours transmis, je vais me « déconnecter » pour me reposer et me ressourcer.

 

Démission de mon mandat de VP CA

Avec la majorité des membres de l’équipe présidentielle qui m’ont accompagné et soutenu ces dix dernières semaines, nous avons fait le maximum depuis la démission d’Olivier Montagne pour assurer la continuité de service à la tête de l’UPEC. Nous avons décidé aujourd’hui de démissionner de nos mandats respectifs de vice-présidents et d’assesseurs, avec l’espoir que cela permette de débloquer la situation. Une administratrice ou un administrateur provisoire sera désigné dans les meilleurs délais pour assurer la direction de l’UPEC. Dans un souci de continuité, je demeure Président par intérim jusqu’à la publication, par Madame Gille, Rectrice de l’Académie de Créteil, de l’arrêté de nomination du nouvel administrateur provisoire. Voici la lettre de démission que j’ai remise cet après-midi à Madame la Rectrice, Béatrice Gille :

Madame la Rectrice, Chancelière des Universités,

Le 8 mars 2016, le conseil d’administration de l’UPEC a élu Olivier Montagne à la présidence de l’université. Cette élection était consécutive aux élections générales à l’issue desquelles les personnels et usagers de notre université avaient exprimé leur volonté de voir l’UPEC être gouvernée autrement. Pendant les quatre années qui avaient précédé, l’ancienne équipe présidentielle avait mobilisé une part essentielle de son énergie et du temps des services pour mettre en œuvre un hasardeux projet de fusion qui n’avait fait l’objet d’aucun débat clair avec les personnels. Malgré les multiples alertes qui lui ont été envoyées par les personnels, cette équipe s’est entêtée dans son projet ce qui a conduit à sa défaite aux élections.

Les électeurs ont choisi le projet porté par Olivier Montagne et son équipe. Ce projet se résumait ainsi : soutenir et défendre l’excellence de notre recherche et de nos formations, bâtir une université ouverte et dynamique, ancrée dans ses territoires avec une vision à long terme construite avec ses partenaires et dotée d’une gouvernance humaine, transparente, responsable et respectueuse tant de la collégialité des conseils que de la démocratie universitaire.

C’est ce projet que nous avons mis en œuvre pendant deux ans. Pourtant, notre prise de fonction ne fut pas simple. A notre arrivée, la plupart des dossiers et archives de la présidence avaient été volontairement détruits par la direction précédente, faisant ainsi fi de tout principe éthique et déontologique et de tout sens de l’intérêt commun. Pendant deux ans, nous avons fait l’objet d’attaques d’une violence jusqu’alors inégalée à l’UPEC, animées par un esprit revanchard qui traduit l’incapacité de la précédente équipe à tirer les leçons de son échec aux élections.

Malgré ce contexte hostile, nous avons su procéder à la réorganisation des services administratifs, mené des campagnes d’emplois sans gel de poste, soutenu les projets de recherche pour lesquels nous avons été sollicités, relancé la vie démocratique de l’université, mis en chantier des réflexions de fond sur la pédagogie et la formation, dont celle «tout au long de la vie», relancé une politique de vie culturelle et de campus, consolidé et permis l’émergence de nouvelles structures, ou encore établi de nouveaux partenariats. Nous nous étions engagés à interrompre le processus de fusion, tout en réfléchissant collectivement à un autre modèle de collaboration avec nos partenaires de la COMUE. C’est également ce que nous avons fait.

Ce travail collectif a commencé à porter ses fruits. Notre université a rencontré d’importants succès, notamment dans le cadre des domaines d’intérêt majeur (DIM) de la Région, des appels d’offre sur la transformation pédagogique et numérique aux niveaux régional et national ou de l’appel du président de la République « Make Our Planet Great Again ». Cinq axes stratégiques (santé-société-environnement ; transformations-inégalités-résistances ; savoirs et pratiques en éducation et formation ; numérique : science et pratiques ; francophonie(s) et plurilinguisme(s)) ont également émergé à l’issue d’un important travail collectif destiné à fédérer nos forces dans le domaine de la formation et de la recherche. Sur ces bases, l’UPEC pouvait se développer sereinement. Et si l’intégrité de notre établissement fut menacée à la suite du « recentrage institutionnel » de l’I-site « Future », nous avons obtenu d’y participer comme partenaire extérieur avec des garanties – à nouveau vitales – pour notre recherche et nos formations.

La rentrée 2017-2018 a été marquée par une augmentation constatée des effectifs étudiants et par un alourdissement de la masse salariale, conséquence mécanique du GVT. Nous avons alors alerté nos tutelles quant aux difficultés rencontrées. En sa qualité de vice-président du conseil d’administration, Frédéric Gervais a, dans ce contexte, élaboré plusieurs scenarii et conduit des concertations avec l’ensemble des représentants de la communauté pour proposer un projet de budget sincère (c’est-à-dire prenant en compte la réalité des moyens connus) et conforme à la règlementation (c’est-à-dire équilibré). Les priorités de ce projet étaient le maintien de tous les emplois et d’une politique d’investissements dynamique. Le rejet de ce budget initial par une forte majorité des membres du conseil d’administration a abouti à vous transférer la responsabilité de son exécution. Nous vous remercions de votre écoute et pour le sens du service public et de l’intérêt général dont vous avez alors fait montre.

A la suite de la démission d’Olivier Montagne pour raisons de santé le 24 novembre 2017, Frédéric Gervais, en tant que vice-président du CA a, conformément aux statuts de l’UPEC, exercé les fonctions de président par intérim. Respectueux de nos engagements, nous avons continué à exercer nos fonctions afin de garantir la continuité du service public et de préparer l’avenir de l’université (plan étudiant, évaluation HCERES, campagnes de recrutement). Nous avons également veillé à ce que les élections à la présidence se déroulent dans les meilleures conditions possibles ; ainsi, après consultation de l’ensemble des groupes de listes représentées au CA, les administrateurs ont été réunis dès le 4 décembre 2017.

Frédéric Gervais, soutenu par la majorité des membres de l’équipe désireux de poursuivre les projets engagés, a présenté sa candidature à la présidence de l’université. Il était le seul candidat à pouvoir légitimement revendiquer la succession d’Olivier Montagne. Bien que nous ayons tenu nos engagements et soyons restés fidèles à nos valeurs, les administrateurs ont décidé de ne pas nous renouveler leur confiance. Nous en avons pris acte et Frédéric Gervais a retiré sa candidature à l’issue du premier tour. 

Aujourd’hui, après l’organisation de deux conseils d’administration et huit tours pour élire un nouveau président, il apparaît qu’aucun des candidats encore en lice n’a su rassembler. Les élections se sont déroulées dans un climat délétère où les conflits de listes ont laissé peu de place au débat d’idées et à la démocratie universitaire. Dans un souci de concertation et d’apaisement, Frédéric Gervais a consulté une nouvelle fois l’ensemble des groupes de listes représentées au CA et réuni les administrateurs pour envisager les diverses options et leurs conséquences. Il a également souhaité rencontrer les trois candidats afin de les appeler à la mesure et au dialogue, conditions nécessaires à un déblocage de la situation. Cette rencontre n’a pu avoir lieu faute d’accord de deux des trois candidats. Enfin, les débats qui se sont tenus le 2 février au sein du CA n’ont laissé entrevoir aucune évolution des positions précédemment exprimées, ni même le moindre espoir de discussion entre les camps qui s’y sont constitués et qui se rejettent mutuellement la responsabilité du blocage.

Nous regrettons que la tactique des candidats les conduise à miser sur le chaos plutôt qu’à rechercher l’intérêt général. Nous estimons que notre université mérite mieux que ces luttes intestines qui la desservent et portent gravement atteinte à ses étudiants, à ses personnels et à ses partenaires. Nous affirmons que l’UPEC ne doit être ni l’otage d’ambitions individuelles, ni la victime d’une guerre d’egos ou d’une volonté de revanche. Nous persistons à croire que celles et ceux qui entendent la diriger doivent être responsables, fiables, dévoués, capables de porter une vision nuancée et constructive et posséder le sens de l’intérêt général et du service public.

Ce sont ces convictions qui nous conduisent, après avoir exploré toutes les options permettant de sortir de cette crise et vainement appelé au dialogue, à vous présenter ce jour notre démission de nos mandats de vice-présidents et d’assesseurs. Nous espérons sincèrement qu’elle contribuera à mettre fin au blocage que connaît actuellement le conseil d’administration. Nous formons le vœu que notre université retrouve la sérénité et l’apaisement qui lui sont nécessaires.

Dans l’esprit de responsabilité qui a toujours présidé à notre action, nous transmettrons bien entendu l’ensemble des dossiers en cours à l’administratrice ou l’administrateur provisoire que vous désignerez et nous nous tiendrons à sa disposition pour en faciliter la compréhension.

Nous vous remercions très sincèrement pour le soutien que vous avez apporté à notre établissement durant les derniers mois et vous faisons part, Madame la Rectrice, Chancelière des Universités, de notre plus profond respect.

Frédéric Gervais, vice-président du conseil d’administration
Alexandre Maitrot de la Motte, assesseur affaires juridiques et communication

Bruno Petey-Girard, vice-président de la commission recherche
Bénédicte Picquet-Varrault, assesseure sciences et technologie
Gérard Lasfargues, assesseur santé

Yann Bassaglia, vice-président de la commission formation et vie universitaire
Eric Leonel, assesseur FTLV, relations avec les partenaires économiques et institutionnels

Eric Athenot, vice-président relations internationales
Laurent Thevenet, assesseur relations internationales

 

 

 

Nouveau CA

Après les élections infructueuses à la présidence de l’UPEC les 22 décembre et 19 janvier, j’ai mené une nouvelle série de consultations avec les différents groupes de listes afin de faire le point sur la situation. Une réunion exceptionnelle des administrateurs a également été organisée le 2 février dernier, avec pour objectif de débattre des différentes alternatives après l’échec de l’élection à la présidence.

Les discussions du 2 février n’ont malheureusement laissé entrevoir aucune évolution des positions des uns et des autres. Il y a aujourd’hui trois blocs au CA et aucun candidat n’a réussi à rassembler au-delà de son propre camp. Quant aux éventuelles pistes avancées pour sortir de cette impasse, une partie des administrateurs plaident pour l’organisation d’une troisième séance d’élection à la présidence, tandis que les autres réclament une dissolution du CA et du CAc (il faut pour cela une démission concomitante d’au moins deux tiers des membres titulaires du CA) afin d’organiser de nouvelles élections des conseils centraux. Là encore, chaque camp ne semble pas avoir suffisamment de voix pour atteindre son objectif, mais dispose d’une minorité de blocage pour empêcher l’autre camp d’obtenir gain de cause. C’est dans ce contexte qu’un nouveau CA a été convoqué demain matin afin de poursuivre les discussions.

Entre-temps, l’équipe présidentielle a pris toutes les mesures nécessaires pour ne pas mettre en péril le bon fonctionnement de l’université, à travers notamment la tenue anticipée, le 5 février dernier, de conseils et commissions pour rendre possible la campagne d’emplois 2018 et l’évaluation HCERES.