Beaucoup de promesses, mais …

Le congrès des conseils centraux de l’UPEC a eu lieu le 20 mai dernier. L’objectif de cette réunion était de faire le bilan des actions de l’année 2014. Pour résumer, je dirais : « beaucoup de promesses, mais des résultats plutôt décevants … »

Colloque CyberEdu

Colloque CyberEdu, 11-13 mai 2015

Colloque CyberEdu, 11-13 mai 2015

Je viens de participer, du 11 au 13 mai 2015, au colloque CyberEdu organisé par l’ANSSI. Destiné aux enseignants de l’enseignement supérieur, ce projet vise à sensibiliser le plus grand nombre d’étudiants sur les problèmes liés à la cybersécurité. C’était très intéressant et je recommande ce colloque à tous mes collègues enseignants qui seraient intéressés. Pour plus d’informations, voir ici.

Numéro 5 de 1024

Si vous ne l’avez pas encore lu, le numéro 5 de 1024, le bulletin de la Société Informatique de France, est en ligne.

Bonne lecture !

Exposition « Pie VII face à Napoléon »

Affiche de l'exposition "Pie VII face à Napoléon"

Affiche de l’exposition « Pie VII face à Napoléon »

J’ai assisté aujourd’hui à l’inauguration de la nouvelle exposition du Château de Fontainebleau sur le thème « Pie VII face à Napoléon – La tiare dans les serres de l’Aigle », qui retrace les moments forts des deux « visites » du pape Pie VII à Fontainebleau. C’est une nouveauté très intéressante que je vous recommande !

Pour plus de détails sur l’exposition, voir ici.

 

Photo de la semaine

Premier essai avec les étudiants, ce vendredi 6 mars 2015, de la nouvelle salle collaborative du département informatique de l’IUT Sénart Fontainebleau :

Les étudiants ont bien joué le jeu, l’ambiance était à la fois studieuse et agréable, le côté collaboratif me semble avoir plutôt bien fonctionné. La salle vient à peine d’être créée, il y a encore quelques ajustements à faire, mais dans l’ensemble, les retours sont positifs. Bref, une expérience très intéressante, à renouveler …

 

Dilemme du jardinier

Cela fait maintenant de nombreuses années que je m’interroge sur l’utilisation du numérique. Ces nouveaux outils modifient en profondeur nos habitudes et notre vie quotidienne a dû s’adapter à l’omniprésence du numérique. Un aspect qui m’intéresse plus particulièrement est l’impact de ces usages du numérique sur les phases d’analyse dans le génie logiciel. En général, une des premières étapes consiste à analyser les besoins du client. Cette analyse est cruciale, car les études ont montré qu’une erreur dans la modélisation coûte jusqu’à 200 fois plus chère à réparer dans les étapes ultérieures du développement. La principale difficulté est donc de spécifier un premier modèle qui correspond aux attentes du client. Or la plupart du temps, les analystes ne tiennent pas compte de la pratique actuelle des usagers. Auparavant, un employé ou un client avait un accès limité à l’informatique et au réseau. Aujourd’hui, presque tout le monde a un ordinateur avec un accès à internet à sa disposition (téléphone intelligent, tablette, PC, ordinateur portable, etc.), que ce soit au travail ou bien à domicile.

Plutôt que de tenir compte de ces aspects, une tendance consiste à essayer d’aller à l’encontre de ces usages. Il s’agit de ce que j’appelle le dilemme du jardinier. Je n’ai rien inventé, cet exemple a déjà été utilisé dans différents domaines d’application, mais je trouve qu’il illustre assez bien le problème. Un jardinier a la charge de gérer un jardin public et de le maintenir dans de bonnes conditions. A son grand désespoir, de nombreux visiteurs ne respectent pas les chemins existants et préfèrent passer à travers les pelouses. Au bout de quelque temps, un sentier se crée à cause des piétinements à répétition sur l’herbe. Plus grave encore, en passant par ce chemin, les visiteurs risquent de trébucher et de tomber dans une mare ou bien de se prendre des branches un peu trop basses d’un arbre centenaire.

Le jardinier a alors deux réactions possibles :
1) Il ne comprend pas cette attitude qu’il considère comme un manque de respect et il prend des mesures restrictives, avec notamment l’installation de barrières et de grilles pour empêcher le passage des visiteurs. « Circulez, il n’y a rien à voir ! »
2) Il se dit que si un chemin s’est créé, c’est probablement parce qu’il y avait une raison qu’il n’avait pas su anticiper (raccourci, passage vers un endroit agréable, panorama, etc.) et que quoi qu’il fasse, il est probable que les visiteurs trouveraient un moyen de contourner les barrières afin de continuer à passer par ce sentier. Il décide alors de sécuriser les zones dangereuses et d’informer les visiteurs des risques. Le jardinier en profite même pour installer des panneaux pédagogiques et des flèches de signalisation pour se repérer.

Le numérique, c’est comme un jardin public, tout le monde se l’approprie à sa manière. Notre rôle en tant qu’informaticien est de comprendre les usages, et de veiller à éviter les situations à risque tout en essayant de répondre à un maximum de besoins. En adoptant le point de vue 1), on risque de négliger les risques encourus par ceux qui veulent à tout prix passer par la pelouse. Et quand on travaille dans le domaine de l’ingénierie des besoins, on sait bien qu’on ne pourra jamais empêcher les usagers d’avoir certains réflexes qui leur semblent « naturels » pour atteindre leur but. Et après tout, un jardin public n’est-il pas fait aussi pour apprécier les pelouses ? Si on met des barrières partout, on arrive à une situation absurde où on ne répond même plus au besoin original … L’important, c’est que le jardin soit préservé, que les arbres, les fleurs et les arbustes soient mis en valeur et protégés, et que les visiteurs soient en sécurité.

En conclusion, il me semble qu’il faut adopter un point de vue pragmatique. Certains usages ne sont pas évidents à intégrer dans notre processus d’analyse et de conception, mais c’est un mal nécessaire. En revanche, il y a certains comportements qu’il faut à tout prix éviter, car ils peuvent mettre en péril l’intégrité des systèmes. Dans ce cas, la pédagogie et une communication adaptée peuvent permettre de résoudre le problème, d’où l’intérêt de prendre en compte tous ces usages du numérique dès la phase d’analyse des besoins.

 

Séminaire sur la Méthode B

J’ai participé aujourd’hui au Séminaire francilien de sûreté de fonctionnement, à l’Ecole Centrale Paris. Ma présentation était un tutoriel sur la Méthode B, une approche formelle que j’ai beaucoup utilisée à mes débuts comme chercheur et que j’ai enseignée pendant de nombreuses années à des élèves-ingénieurs, à des étudiants de master M2, et plus récemment, à des étudiants de 2ème année du DUT Informatique. Les supports utilisés pendant ce séminaire sont disponibles ici.

Un grand merci à Antoine Rauzy pour l’invitation à ce séminaire, ainsi qu’aux participants pour leur écoute et pour leurs questions !

 

Présentation sur les ASTD

J’ai participé aujourd’hui à une journée du groupe de travail LaMHA du GDR GPL. A cette occasion, j’ai fait une présentation des ASTD, le langage formel et graphique que nous avons développé avec Marc Frappier et Régine Laleau ces dernières années. En particulier, j’ai présenté la relation de raffinement qui a été définie pour les ASTD (pour plus de détails, voir article de revue).

 

Hommage

Une minute de silence ce jeudi 8 à midi en hommage aux victimes de l’attentat. #JeSuisCharlie

Voir communiqué de presse du ministère ici.

 

Année 2015

Je vous souhaite une excellente année 2015, pleine de santé, de bonheur et de réussite !!!